Le parc national de Taï est l’un des sites les plus précieux de la forêt tropicale primaire d’Afrique occidentale. L’écomusée et la zone protégée Oasis Vert de Ta permettent d’accéder à cet environnement naturel unique. Vous pourrez y découvrir la forêt vierge, vous familiariser avec la flore et la faune, apprendre les processus complexes de l’écosystème et vous sentir en même temps en communion avec la nature. Cet article passe en revue les points importants à prendre en compte avant votre départ, comment préparer votre visite et quel comportement adopter pour préserver l’intégrité naturelle du site et rendre votre voyage confortable et sûr.
Que faut-il emporter avant la visite ?
Avant de vous rendre à L’Oasis Vert de Ta, pensez à préparer un petit « kit de survie » qui vous aidera à vous sentir à l’aise et à respecter la nature qui vous entoure.
- Les chaussures doivent être fermées et solides, car la forêt tropicale peut présenter des zones humides, accidentées ou glissantes.
- Il est recommandé de porter des vêtements à manches longues et des pantalons, qui vous protégeront des moucherons, des tiques et autres insectes.
- Il est judicieux d’emporter de l’eau et des collations légères : le climat tropical, la chaleur éventuelle et les longues promenades en font une mesure raisonnable.
- N’oubliez pas un sac ou un sac poubelle : il est important de ne laisser aucune trace derrière vous et de respecter la règle « rien de superflu ».
Ces mesures simples contribueront à rendre votre visite plus confortable et plus sûre.
Protocole sanitaire de l’Écomusée de Tai
Les visiteurs de l’Écomusée de Tai sont confrontés à des règles qui peuvent sembler étranges à première vue. Mais chaque détail a été pensé non pas pour la forme, mais pour protéger la forêt, les animaux et les personnes qui viennent découvrir cette région d’Afrique de l’Ouest sans artifices. Les employés locaux le répètent : lorsqu’une personne pénètre dans la forêt tropicale, elle y apporte les traces de son monde. Le protocole a pour but d’empêcher cette intrusion de causer des dommages.
Pourquoi faut-il faire sécher les chaussures à l’entrée ?

Avant d’entrer dans le camp, on peut voir toute une « clôture » faite de bottes et de chaussures retournées. Les touristes trouvent souvent cela amusant, mais ce geste a plusieurs raisons. Dans la forêt de Tai, l’humidité est presque constante et les pluies tropicales peuvent imprégner les chaussures jusqu’au dernier fil. Si vous entrez dans le camp avec des semelles mouillées, des insectes, des petits invertébrés et parfois même de jeunes serpents peuvent s’y cacher. En retournant leurs chaussures, les gens permettent à l’eau de s’écouler et se débarrassent en même temps des « passagers » invisibles qu’ils transportent avec eux.
La deuxième raison est tout aussi importante : les employés installent des supports désinfectants spéciaux près de l’entrée. Toute personne qui entre dans le camp change de chaussures ou, au minimum, désinfecte ses semelles afin de ne pas introduire dans les zones de recherche la saleté, les bactéries ou les spores fongiques provenant de l’extérieur. Ainsi, le trajet « aller-retour » se transforme en un petit rituel.
Pourquoi les gens vont-ils en forêt en portant des masques ?
Un autre détail qui surprend les novices est le port de masques médicaux par les guides et les chercheurs. Par forte chaleur, lorsque l’air est littéralement immobile dans la canopée, il est difficile d’imaginer que quelqu’un puisse volontairement se couvrir le visage avec un tissu. Il s’agit pourtant d’une règle obligatoire, dont la raison d’être va bien au-delà du simple souci de la personne elle-même.
Les chimpanzés vivant dans le parc national de Tai sont extrêmement vulnérables aux maladies humaines. Les virus auxquels les humains se sont adaptés depuis longtemps peuvent être mortels pour les primates sauvages. Toute toux, tout rhume ou même toute bactérie à peine perceptible pour l’homme devient une menace pour tout un groupe d’animaux dans la forêt. C’est pourquoi toute personne entrant sur le territoire est tenue de porter un masque.
Le masque est une frontière qui protège la forêt contre les microbes humains. Les groupes scientifiques respectent cette règle depuis la fin des années 1970, lorsqu’il est devenu évident que même une seule personne malade pouvait transmettre à la population une infection contre laquelle il n’y aurait aucun remède.
Règles de conduite obligatoires

Les règles de l’Écomusée ont été élaborées au fil des ans, et chaque détail est issu de l’expérience pratique. Avant d’entrer dans la forêt, il est rappelé à tous que l’homme est un invité et qu’il doit donc respecter cet espace sans perturber son rythme. Avant que les visiteurs ne s’engagent sur les sentiers, ils reçoivent les consignes suivantes :
- ne pas faire de bruit et ne pas attirer l’attention des animaux ;
- ne pas s’éloigner du guide afin de ne pas perturber les itinéraires empruntés par les groupes de primates ;
- ne pas toucher les plantes, les racines et les fruits, car les mains humaines peuvent laisser une odeur qui perturbe les repères habituels des animaux ;
- ne rien ramasser par terre, car même les feuilles ou les branches tombées peuvent contenir des micro-organismes qu’il est dangereux de transporter d’un endroit à un autre ;
- faire attention à leurs vêtements : les manches longues et les tissus épais protègent non seulement des insectes, mais aussi des contacts accidentels qui peuvent provoquer une réaction chez les animaux.
Toutes ces recommandations constituent la base du protocole, un accord tacite entre l’homme et la forêt. Après avoir quitté la forêt, la procédure est répétée. Les masques ne sont retirés qu’en dehors du territoire des primates, les chaussures sont à nouveau nettoyées afin de ne pas transporter au camp des éléments de sol humide, parfois infectés par des champignons ou des insectes. Cela permet de préserver la forêt dans l’état où elle se trouvait bien avant l’arrivée des premiers chercheurs.

